Ça se passe à quelques kilomètres au nord de l'Estartit, et je trouve que ce genre d'initiative vaut le coup d'être connue. À noter que le cap de Creu est, tout comme les îles Medes, une réserve naturelle. L’Association Empordà Mar plante 500 pousses de posidonie à Galladera pour lutter contre l’algue invasive Caulerpa cylindracea. Le projet, utilisant des graines cultivées en pépinière, vise à restaurer les herbiers marins et sensibiliser à l’ancrage responsable. Une étude sur dix ans évaluera son impact.
Traduction d'un article en Catalan de la Vangardia, signé Gemma Tubert

L’Association Empordà Mar, avec le soutien du Ministère de la Transition Écologique et du Parc Naturel du Cap de Creus, a lancé ce mardi la deuxième phase du projet PosidoniaGrows, avec la plantation d’environ 500 plantules de posidonie dans la crique de Galladera. Cette initiative fait suite à la plantation de 700 spécimens réalisée l’année dernière dans cette même crique ainsi qu’à Cala Nans, dans le but de réduire et de combattre la présence de l’algue invasive Caulerpa cylindracea. Cette année, le projet est poursuivi uniquement à Galladera, où le taux de survie des plantes plantées l’an dernier a atteint 85 %.
L’année dernière, l’association avait mené la première plantation de posidonie dans deux criques de Cadaqués. Le projet avait commencé à être développé un an auparavant, dans le but de freiner l’expansion de cette algue invasive venue d’Asie, qui a colonisé plusieurs zones du Cap de Creus.
Le projet vise à ralentir l’érosion des prairies mortes de posidonie, à restaurer certaines zones en prairies vivantes et à réduire la présence de cette algue envahissante. Il cherche également à améliorer les connaissances et les techniques de restauration de ces herbiers, à estimer le bilan des émissions de carbone et à sensibiliser la population aux pratiques d’ancrage responsable, en soulignant la nécessité d’éviter certaines zones.
Plantation de posidonies - Photos Empordà MarLors de la première phase, environ 700 plants ont été mis en place (300 à la crique Galladera et 400 à Cala Nans). Un an plus tard, le suivi de ces plantations a confirmé le "succès" du projet dans l’une des deux criques : à Galladera. Ici, la survie des plants a atteint 85 %, tandis qu’à Cala Nans, elle dépasse à peine 50 %.
Salva Manera, responsable d’Empordà Mar, explique que l’interdiction du mouillage à Galladera a permis aux plantations de se développer et d’être correctement étudiées.
En revanche, à Cala Nans – où le mouillage est libre – les résultats n’ont pas été satisfaisants, et les promoteurs du projet ont décidé de ne pas y effectuer de nouvelles plantations. L’étude de suivi recommande même "urgemment" de prendre des mesures pour réguler le mouillage dans cette crique, afin de le rendre compatible avec les replantations réalisées l’année dernière.
En attendant ces mesures, il n’est pas conseillé de répéter l’expérience. "À Galladera, en revanche, nous avons la certitude de pouvoir mener l’étude et observer la croissance des plantes dans de bonnes conditions", assure Manera.
Manera souligne également que ce projet innove en utilisant des graines pour la première fois. Pendant la floraison, elles ont été récoltées sur les plages, puis transférées aux pépinières du Ministère à Portman, près de Carthagène, où elles ont été cultivées avant d’être plantées un an plus tard dans la crique. "Jusqu’à présent, nous utilisions des fragments végétaux, mais les résultats étaient peu concluants", ajoute-t-il.
L’objectif est de répéter ce processus chaque année afin d’obtenir des résultats fiables. "La posidonie met de nombreuses années à pousser. Nous menons une étude scientifique sur dix ans, qui sera comparée à une autre en cours à Carthagène", conclut Manera.